Autoportrait par le peintre Carole Dekeijser

Texte retranscrit d'après des extraits de son interview télévisé.
I - Immigrée en moi-même
Conçue en Afrique,
Née en Belgique,
"Construite" au Brésil
Retour en Belgique
Environnement exceptionnel
Père artiste
Chercheurs scientifiques
Philosophes
Mon époux et toutes les personnes de qualité, amies, proches ou passantes, qui ont la gentillesse de m'enrichir à leur contact.
Si j'ai choisi l'art comme métier, c'est parce qu'il est le seul à pouvoir transmettre sans trahir une intuition d'ordre métaphysique ou autre.
J'aurais également souhaité embrasser la carrière scientifique, en recherche pure, où je me serais développée avec le même plaisir mais peut-être pas avec la même satisfaction. Une grande part de nos amis est constituée de chercheurs. Nous avons été et sommes encore souvent informés, bien avant les autres, des dernières découvertes émanant des différentes facultés scientifiques, nous en discutons avec passion.

II – Ce qui me préoccupe
La différence entre la Vie et nôtre vie
La Vie a-t-elle une morale ?
Comment faire coïncider sa morale avec la nôtre ? Comment acheminer la paix dans les âmes qui souffrent ? Comment verbaliser la foi en l'homme qui génère en moi un grand malaise, tant nous sommes souvent éloignés de nous-même ? Qu'est-ce qui nous échappe ?
L'Utopie d'hier n'est-elle pas le possible d'aujourd'hui ?
Les thèmes récurrents de ma peinture : La naissance spirituelle ou le « levé » et « l'agir », Tout le monde naît, mais peu de gens naissent à eux-mêmes.
Ou : tous les hommes meurent un jour, peu d'entre eux arrivent à vivre vraiment.
Je veux vivre mon odyssée en conscience, accomplir mes gestes par choix et non par dépit.
Le choix, la conscience et l'amour sont mes outils.

III - Les moyens
Outre les moyens socio-politiques et religieux que je laisse à d'autres, ma fonction d'artiste semble me diriger vers les moyens simples de l'homme.
Le changement intérieur est la résultante d'une philosophie à laquelle je fais place dans toutes mes démarches.

Les moyens sont :
1- La peinture en qualité de profession :
Jung, Thot, le Christ et Moi : sans vouloir me prendre au sérieux, mais prendre ce que je fais au sérieux. Mon principal souci est d'obtenir des tableaux lisibles dans deux symboliques différentes : l'une culturelle, l'autre intuitive. La première relève du matériel au service du spirituel, elle a l'avantage d'être facilement décodable par l'initié, mais a aussi le handicape d'être limitée à une culture. Alors que la symbolique intuitive émerge de notre mémoire collective, met nos archétypes les plus profonds en évidence et s'adresse à notre subconscient. Comme tout un chacun, je suis envahie d'idées inconciliables, j'utilise le lâcher-prise pour que quelque chose m'échappe et ce en pleine connaissance de cause... Ma recherche picturale et philosophique est l'universalité des codes.
Mes abstractions sont des réponses aux questions que mon conscient ne peut résoudre.

2- L'art dans les écoles maternelles et primaires est un moyen de participer au développement durable, en faisant prendre conscience aux enfants de l'existence en eux d'un ressenti instinctif, sur lequel ils devraient pouvoir s'appuyer en cas d'hésitation lors des choix que leur présentera la vie.

3- Les conférences et les tables de discussion

Les conférences, destinées à démonter nos préjugés, sont le soutien de tables de discussion mettant des scientifiques en rapport direct avec les gens.
Ce qui généra les conférences est le constat d'un grand préjugé au sujet de l'ombre et de la lumière.
J'ai pu constater en dessin que l'ombre est transparente et la lumière opaque, l'ombre laisse apparaître toute chose, alors que la lumière les annihile.
La lumière nous aveugle, alors que l'ombre apaise. Le préjugé réside dans le fait de confondre cette ombre avec l'obscur. Ce qui a pour résultat des dessins sans contrastes et pâlots à l'image de notre investissement dans la vie courante.

L'ombre qui nous fait peur, et que nous rejetons, non seulement peut nous apaiser, mais a pour fonction première de mettre en évidence la lumière.
La lumière sans l'ombre n'est rien. Il en va de même de notre vie.
Si nous pouvons démonter un préjugé qui affaiblit l'œuvre en osant les contrastes, pourquoi ne pas le faire au sujet des préjugés qui affadissent notre engagement dans la vie. Vu que j'ai tendance à établir un parallèle avec la religion, je demanderais donc qu'on réfléchisse à ce que nous avons fait de Dieu, mais surtout à l'espace que nous avons réservé au Diable Lucifer. Au début, comme son nom l'indique, Il est l'illustre personnage responsable d'apporter et même de porter la lumière, c'est à dire la Connaissance.
Notre esprit est dirigé par de grands principes que l'on considère très honorables, tels que la lutte du bien contre le mal. Je constate que ce sont ces mêmes grands principes qui nous bloquent. Ce n'est pas tant le fait de se sentir seul dans l'action qui inhibe l'homme sensé, que de ne pouvoir se concevoir en « agissant le mal » : on ne se conçoit que mû par le bien, ou en victime du mal. Ce qui est choquant à première vue
Or « Faire le bien ne se fait pas sans mal ». Aimer vraiment, c'est aimer les gens jusqu'à s'en faire haïr s'il le faut. Sagesse et amour ne sous-entendent pas tiédeur.

4- Les cours de dessin :

Nous avons deux jambes : or notre société semble vouloir progresser à cloche-pied sur l'une d'elles, soit exclusivement par l'analytique, soit uniquement par le ressenti. Cette scission de conception élimine la progression équilibrée.
Ce qui me motive à donner cours de dessin est que tout le monde a droit à l'expression, y compris ceux qui ont besoin de bases pour pouvoir exprimer librement leurs ressentis.
Ma méthode est simple : l'amour de l'élève. Développer son adaptation à le mener là où il veut aller... LUI. Ainsi s'exprime le moteur de mes cours de dessin
Lors de chacune des expositions de leurs œuvres, la question du public est la même : Où sont donc les travaux d'élèves ? Lorsque l'on sait que les cours ont débuté il y a 1 an et 6 mois, en ce mois d'août 2005, avec des élèves qui n'avaient jamais tenu crayons ou pinceaux en main, cela prouve que baser un enseignement sur la philosophie pour induire une technique est porteuse, au-delà de mes espérences. Mais ceci est une autre histoire.

5 – La relation aux autres : Je ne vis pas que professionnellement, tout me construit, en particulier le rapport aux autres.

6- La combativité : ou comment magnifier ce par quoi on périt, sans en périr.
A se construire en réaction contre quelque chose, on n'existe que par cette chose.
Alors que si on se construit en harmonie avec son moi profond, la chose n'existe plus et perd donc toute influence.
La combativité ne devient plus un but, mais un outil d'équilibre et de composition.
L'intervention incessante de mon époux à ce sujet me ramène à moi-même.

IV – Mon constat
Nous ne créons rien...
Sans me retrancher derrière cette évidence, je constate que nous sommes ce que la Vie nous consent à vivre.
Nous ne créons rien, nous réalisons seulement les limites du possible.
Je voudrais que la quête de cette réalisation ne soit plus un but en soi, mais seulement un moyen de servir un dessein plus vaste que le nôtre.

Final :
Ce qui est merveilleux c'est que nous sommes à l'Univers, ce qu'est l'art abstrait au peintre, c'est à dire ce qui lui échappe.


V - Je suis l'œuvre d'un homme

et comme toute œuvre, j'échappe à mon révélateur
Vivre en artiste n'est pas facile ; notre devoir, et non notre privilège, est de faire ce que bon nous semble pour l'intérêt de notre société, et dans ce seul et unique but, mais vivre en compagnie d'un artiste n'est pas aisé non plus.
J'aimerais rendre hommage à mon époux à ce sujet dans le sens où, en fin de compte, sans le garde-âme qu'il représente, la philosophe qui est en moi ne pourrait ni « lâcher prise » sans risquer de se perdre, ni descendre et séjourner aussi profondément en elle.
Sans lui mes peintures ne seraient pas ce qu'elles sont.
Il est gémeau jusqu'au bout des ongles ; il aime les rendez-vous de presse, les interviews et les directions de débats. Il aime créer, il a un cerveau en perpétuelle ébullition, il défendra toujours les causes les plus diverses.
Il a des moments d'abattement cyclopéens, comme tous les gémeaux, mais...

C'est un homme qui ne parle pas de problèmes mais de solutions.
C'est un homme qui se lève lorsque quelque chose est à faire, tant sur le plan culturel que social. Il ne proteste pas derrière de belles assiettes bien garnies au cours de réunions peuplées de gens à qui on n'a pas donné les moyens d'appliquer les solutions aux problèmes du monde.
Ma fierté est de lui avoir appris à ne pas les mépriser...
Ou presque...

Sa fougue entrepreneuriale rencontre bien des soucis de tout ordre.
Et entre toutes ses activités « guerrières », il n'a qu'un seul objectif obsessionnel : Moi !
Pas uniquement mon succès professionnel, mais surtout, et avant tout, mon accomplissement.

En général, ce sont les femmes qui font les hommes.
Je veux témoigner ici qu'il y a désormais une race de vrais Hommes, qui font des femmes épanouies et qui n'ont d'autres buts.
Ils peuvent dire « oui » ou « non » lorsqu'une voie pourrait ne pas convenir.
Mon époux aime briller, il affectionne d'être le point de mire de toute assemblée. Il n'a cependant d'autre objectif que de se mettre au second plan, pour me placer en permanence sous le feu des projecteurs.
Je sais ce que cela lui coûte mais telle est sa volonté.
Mon épanouissement est sa fierté et son bonheur.

Gémeau également, mon vécu ne m'a pas préparée à tenir des responsabilités d'avant plan et à abattre des montagnes. Je remercie mon mari d'aviver mon devenir. Je me reconnais guerrière, pour défendre, pour construire, pour aimer.
Ma vie aujourd'hui a moins de valeur que la tienne demain.

Depuis 27 ans de vie commune, je puis dire que jamais, « mon » Michel et moi, n'avons eu une conversation ou des préoccupations futiles.
L'homme est un animal de meute, c'est alors qu'il est puissant. Dans cette meute, nous voulons tenir la place qui est la nôtre, et la meute nous le rend bien.
A la moindre difficulté, qu'elle soit financière ou d'un autre ordre, elle nous aide et nous protège.
L'homme est bon, mon époux m'a appris à en témoigner. Le mal est bel et bien présent partout, mon il m'a initié à le contrer, et ce combat est très loin d'être gagné, peut-être même pourrait-il être perdu.
Il y a un temps pour les guerriers et un temps pour les pacifistes.

Oui, je suis l'œuvre d'un homme, qui n'est autre, dit-il, que l'émanation de la meute de ceux à qui on a donné la « bonne » éducation : cela lui impose des devoirs et des obligations, quitte à en subir les conséquences.
Il aime citer la parole de Saint-Juste, personnage révolutionnaire à qui bien des amis le compare aisément : Pour ceux qui veulent changer la société, la seule issue est le tombeau.
Cet homme qui n'a peur que de lui-même fit, fait et fera encore longtemps, j'espère, le bonheur des gens de bien et provoquera les pires cauchemars aux gens bornés.

Je suis fière de son rêve : La fin d'une société d'assisté pour en arriver à une société de solidarité.
Moi, Carole, son épouse

Notre peur la plus profonde n'est pas d'être inapte. Elle est que nous puissions être dotés d'un pouvoir sans commune mesure. C'est notre clarté et non pas nos zones d'ombres qui nous effraye. On n'apporte rien au monde en se dévalorisant, il n'est pas éclairé de se faire plus petit, simplement pour rassurer les autres autour de nous. Nous sommes tous conçus pour briller, ce n'est pas le privilège de quelques-uns uns, c'est celui de tous. En laissant briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres le pouvoir d'en faire autant. Si nous nous libérons de notre propre peur, notre présence seule pourra aussi libérer les autres.

Auteur inconnu pour l'instant...
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# Posté le jeudi 22 février 2007 13:34

Curriculum vitae du peintre Carole Dekeijser

Curriculum vitae du peintre Carole Dekeijser
Expositions :
De 1991 à 1998.
Dans les locaux du Musée Royal des Sciences Naturelles de Belgique.
Sous le patronage de l'Institut Royal des Sciences Naturelles :
9 expositions sous les thèmes : L'Évolution - Les Baleines - Les Dinosaures - Les Insectes - Micro-Macro - Les Chauves-souris - Tous Parents, Tous différents - Vivre ou survivre.
( Plus de 400 dessins et 150 peintures dont 3 monumentales - Aucune œuvre actuellement disponible, toutes furent acquises par des privés, les musées nationaux belges et étrangers.)
De 1994 à 1996 Sous l'égide de : Palmarès renaissance :
3 expositions : Bruxelles - Liège - Mons.
1998 : Galerie Kettelbuters Bruxelles.
1998 - 2003 : Constitution d'une réserve picturales.
Exposition permanente au 177 avenue E.Parmentier à Woluwé Saint Pierre / Bruxelles
2005 : Abbaye d'Aulne
2005 Château de Ham / Heure (Lion's)
Galerie G-Loft Bruxelles.
Galerie Esquisses à Rochefort
Carole Dekeijser a accepté de participer aux manifestations suivantes à condition d'être accompagnée par quelques élèves, amis et amies :
2003-2004-2005 . 15 août : Ermitage Saint Hadelin à Celles
Une exposition pour l'Office du tourisme de Hotton
3 Participations à « Dinant Montmartre »
Reportages :
6 reportages dans le journal Vers l'Avenir.
1 reportage dans le journal Femme d'Aujourd'hui.
1 Annonce dans l'Eventail
3 reportages télévisés.
1 Autoportrait télévisé intitulé : Carole Dekeijser Artiste peintre et philosophe.
etc...
Les dernières expositions :
Exposition de Rochefort
Exposition au château de Spontin en Novembre 2006
Organisation : Hedwige Delveaux de Fenffe, sous le haut patronage de son SAS le Prince de Beaufort-Spontin, docteur en médecine nucléaire, venu spécialement d'Autriche pour la circonstance.
Visite de SAR le Prince Laurent de Belgique
Expositions prévues :
En Mars : du 2 mars au 7 avril :
Exposition au Cercle Littéraire de Huy, Grand Place à Huy.
Organisation conjointe : Lion's Club, Rotary et Cercle Littéraire de Huy dans les locaux du Cercle littéraire de Huy.
Le 24 mars (date à confirmer) conférence au Cercle Littéraire de Huy :
Les codes et leur lecture : En collaboration avec la faculté d'histoire de l'Université de Liège, madame Valérie Lamesch, philosophe, et Carole Dekeijser, artiste-peintre.
Organisation conjointe : Lion's Club, Rotary et Cercle Littéraire de Huy dans les locaux du Cercle littéraire de Huy.

En Mai : Exposition prévue à Tour et Taxis à Bruxelles
Organisation :
Claude de Hemptinne et Tour et Taxis


En Juin :
Organisation : Rotary Club :
Participation à une exposition d'ensemble au château de Ham sur Heure
En août
La semaine du 15 août : Exposition d'ensemble en compagnie d'artistes étrangers dans le cadre des festivités du l'agglomération du village de Celles
En septembre
Exposition d'ensemble : Dinant-Montmartre organisé par Monsieur Lurquin, encadreur à Dinant.

En Décembre à Lubbeke (Leuven)
Carole Dekeijser exposera à Lubbeke-Linden, à l'entreprise PBE - 126 Diestsesteenweg, 310 Linden - du vendredi 14 décembre 2007 au dimanche 10 fevrier 2007 inclus.
Nous invitons les visiteurs du présent site au vernissage de l'exposition qui aura lieu le vendredi 14 décembre dès 20h.
La firme PBE expose des artistes de renom depuis 22 ans.
Nous remercions la firme PEB d'avoir accepté d'exposer une artiste francophone qui se fera un plaisir de converser le mieux possible dans la langue de Vondel avec les visiteurs.

PBE : Provinciale Brabantse Energiemaatschappij : http://www.pbe.be/REG/REG.html

Pour compléments d'informations et mise à jour permanente :
Consulter le site officiel :
www.peintre-philosophe.be de Madame Valérie Lessire
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# Posté le jeudi 22 février 2007 13:30

Les Ateliers Mosans de Celles lez Dinant

Ermitage
Saint Hadelin
Colline de l'Ermitage
CELLES

Cours de
Dessin et peinture

Tous les mardis
De 15h à 18h modèle vivant
De 19h à 22h cours de pienture et dessin
( Pour des raison de santé seule la peinture acrylique est autorisée)
Les Ateliers Mosans de Celles lez Dinant

# Posté le jeudi 22 février 2007 13:24

LES ENFANTS GALERISTES

Consultante : Carole Dekeijser
Dans le cadre des activités de l'École Mosane – Scola vallis et orarum Mosae, les enfants des cycles maternel et primaire de l'école de ce village se transformeront en galeristes d'art.
En effet, ils prendront totalement en charge l'élaboration d'une exposition artistique de peintres professionnels.
Ils contacteront donc les artistes, les sélectionneront, ils inviteront et informeront la presse, créeront les invitations et les affiches.
Lors du vernissage, ils tiendront le bar et se transformeront en galeristes, intéressés à la vente des œuvres dont un pourcentage sera attribué à l'école.


Nature et source du projet :
Ce projet s'inscrit dans un programme totalement bénévole de notre part qui inclut quatre buts, regroupés sous le nom de l'ASBL Ecole Mosane – Scola vallis et orarum Mosae. L'éthique de l'ASBL est la reconnaissance et l'acceptation de la différence en général par le partage.
Rappelons brièvement ces buts.
1 -Restaurer la complicité entre l'artiste et le public, entre l'artiste et ses confrères.
2 -Faire rentrer l'art dans les écoles maternelles et primaires, s'en servir comme outil pédagogique.
3 -Par des conférences et tables de discussions ; instaurer le dialogue entre différents chercheurs de pointe dans les domaines les plus variés dont les sciences, la philosophie, la sociologie etc et le public.
4 –Recherche des codes universels humanistes.

Le deuxième but s'avère être une des clefs de voûte des projets poursuivis par notre ASBL et revêt plus le caractère d'un moyen que d'un but en ce sens que, dans ce dernier cas, sa réalisation permettra immanquablement l'aboutissement des trois autres dans les décennies à venir. ( A condition de ne pas rester seul à le faire, ce qui explique la raison pour laquelle nous demandons à toutes les associations artistiques de s'intéresser à ce projet, tout en restant autonomes afin de développer des esprits de travail différents)
Il va de soi que nous ne pourrons oeuvrer pour nous-mêmes mais collectivement pour nos descendants en servant une cause plus vaste que notre profit personnel et immédiat.
Pour ce faire, nous rappelons que nous avons la confiance de l'administration communale, du Gouverneur de notre Province, de Députés Permanents, de bien des parents d'élèves et de quelques enseignants de notre commune qui furent les déclencheurs de notre action en nous demandant de faire fît de nos nombreuses hésitations.
Lors d'une émission, en mars 2005, la RTBf eut déjà eu la gentillesse de rassembler autour de nous des associations diverses ayant des buts plus ou moins semblables. Le seul problème est que bon nombre d'entre elles semblent être à caractères plus ou moins lucratifs.
L'art possède bien des vertus, dont celles qui, utilisées préventivement, peuvent prémunir l'humain du pire fléau que sont les préjugés.
Chez nous, de tout temps, l'art médiatisa la culture et suscita de tout temps la réflexion.
Il nous semble primordial que ce mode d'expression, propice à une approche directe et globale de la vie, soit restauré dans ses fonctions.
Si, pour certains, les oeuvres sont « appréhensibles » en un coup d'œil, elles nécessitent cependant un long moment pour en percevoir toutes les subtilités. Certaines œuvres mêmes, ne se dévoilent qu'à long terme à ceux qui se donnent la peine de s'y intéresser. D'aucuns diront que ce sont les plus riches en contenus.
Pour d'autres, les effets, même s'ils ne sont présents qu'en filigrane dans l'inconscient, agissent malgré tout de manière subliminal, voir infraliminal.
En effet, le propre d'une œuvre réussie est d'agir à trois niveaux :
- Le premier est esthétique ; on aime ou on n'aime pas.
- Le second est magique (dans le sens de « mageia » : qui produit des effets étonnants ou de séduction) ; l'œuvre opère un changement en nous par le simple fait de l'avoir regardée ou vue malgré nous.
- Le troisième est initiatique et nécessite des clefs culturelles et/ou émotionnelles. C'est dans cette optique que les membres de notre ASBL peuvent êtres utiles.
Il est une évidence ; les effets positifs ne sont en rien quantifiables et ne pourront être mesurés que par les intéressés qui, un jour peut-être, se souviendront avoir été initiés.
Il est à espérer que l'infime partie retenue et comprise de ce que nous leur aurons transmis et de ce que les peintres et autres bénévoles leur auront communiquée, teintera leur attitude d'un je ne sais quoi de différent à l'égard de l'art, d'eux-mêmes, voir envers la différence en général.
Peut-être sera-ce de la tolérance, ou mieux, une capacité d'apprécier ce que, au demeurant, on n'apprécierait pas chez les autres ou en soi.
Pourquoi cette action ?
Il est important de lutter contre le fossé existant entre l'art et certaines classes sociales.
L'art, c'est la propriété de tous.
Si ce n'est pas une évidence pour les adultes, il lui est paru utile de changer cette vision des chose dès l'enfance.
En faisant de l'enfant un galeriste, celui-ci ne mettra plus de barrières entre l'art et lui.
De plus, il se « frottera » au monde des adultes, prendra l'habitude de vaincre sa timidité, d'imposer son point de vue et d'accepter de regarder en face leurs limites et de composer avec elles.
Durant toute l'opération, en effet, si il y a contact avec les médiats, les artistes ou le public, ce ne seront que les enfants qui seront officiellement concernés.
Il est évident que cette initiative de l'Ecole Mosane – Scola vallis et orarum Mosae bénéficie de la totale approbation et complicité du corps enseignant, du comité des parents, du comité et des représentants de la ligue des familles du village de Celles, ainsi que des autorités communales.
Vous serez contacté ultérieurement par les enfants eux-mêmes, nous ne faisons que prendre les contacts préalables afin de leur faire gagner du temps.
Pourquoi l'art ?
L'éducation du regard : En faisant des expositions dans les écoles du niveau maternel et primaire, nous aidons l'enfant, dès son plus jeune âge, à développer non seulement son propre goût mais surtout à APPRECIER ce qui n'en fait pas partie.
Nous insisterons tout particulièrement sur le fait qu'apprécier et aimer sont deux notions différentes qui, parfois coïncident. On peut, en effet, apprécier le travail de recherche ou technique d'une réalisation quelle qu'elle soit sans pour autant l'aimer.
En faisant parler l'enfant de ses ressentis, plus qu'en les lui imposant, même involontairement, nous ferons en sorte que cette différenciation « vienne de lui ».
Par ce fait, nous développerons chez lui un respect de ce qui est différent de son vécu et de ses goûts, tant sur le plan artistique que général. Parfois même, arrivera-t-il à aimer ce qui, normalement, le laisserait indifférent. Ce qui n'est pas toujours indispensable.
L'important est qu'il prenne l'habitude de ne pas rejeter de-facto telle et telle chose sans avoir pris le temps de se poser une série de questions concernant, d'une part, la qualité de celle-ci et principalement, d'autre part, le pourquoi de ce rejet qui, parfois, sera justifié. Il apprendra la tolérance et que cette même tolérance peut également avoir des limites. La difficulté est de savoir où la situer de manière impartiale.
La limite est, nous semble-t-il, le rejet de l'indécence et de la provocation inutile.
Pour atteindre ces buts, quoi de plus riche que l'approche de l'art ?
En plus, notre plus secret espoir est que l'enfant, habitué à côtoyer des œuvres d'arts dans le milieu scolaire, amène les adultes de son entourage à faire de même dans leur environnement ou même, tout simplement, à s'arrêter devant une vitrine, un parc, un paysage, un monument ou autres lieux où trône une sculpture, une peinture.
Il serait également souhaitable que, à force se sensibiliser aux visions des artistes, le monde se présente à lui de manière toute différente. Par leurs différences, les nombreux artistes paysagistes peuvent éveiller des sensibilités inattendues chez des jeunes que rien n'aurait prédisposé à prêter attention à des colorations, des dégradés ou des perceptions que les milieux socioculturels, de tous horizons que ce soit, n'encouragent pas souvent à percevoir.
De même, l'art abstrait - lorsqu'il est construit, réfléchi, ou la résultante d'un esprit cultivé, (même s'il est issu d'une écriture automatique) - peut éveiller une sensibilité endormie. Le tout est de guider l'enfant de manière intelligente.
Nous avons été surpris de l'enthousiasme rencontré auprès des enseignants. Ceux-ci ont l'obligation, selon leurs nouveaux programmes, d'introduire l'éveil artistique dans leurs cours. Notre proposition leur apporte un appui qui les satisfait.

Pour ce faire, nous avons l'appuis de la commune de Houyet, du ministère de la culture de la Province de Namur, de sa Députation Permanente et du Gouverneur de Province, ainsi que des Centres Culturels de Namur et de Dinant.
Pour être différent des autres, il faut penser différemment à des choses différentes.
Création des invitations et des affiches par les enfants eux-mêmes
Diffusion de celles-ci par eux-mêmes, dans les villages, et par les centres culturels de Dinant, Rochefort, Beauraing, Ciney, Givet, Hastière.
Les artistes déposeront leurs œuvres durant les jours précédents.
L'accrochage se fera par un délégué de chaque classe désigné par les professeurs.
Il accrocheront les œuvres en suivant les conseils de Carole Dekeijser, le tout aidé par un ou deux délégués du comité des parents et de la ligue des familles.
Le vernissage sera entièrement contrôlé par les enfants.
Le vernissage pour enfants : Le bar, gratuit, sera tenu par des délégués des classes du niveau primaire
Le vernissage pour adultes: idem, mais payant pour les adultes. Les bénéfices seront versés à l'école.
La présentation des œuvres aux visiteurs : sera faite par les enfants qui en auront exprimé le désir. Ils seront préalablement formés par Carole Dekeijser.
Une table de présentation des activités de l'Ecole Mosane – Scola vallis et orarum Mosae sera tenue par les jeunes membres de l'ASBL. (conférences, tables de conversation, concerts, parcours d'artistes etc.)
Médiats contactés par les enfants : Radio, télévision, presse écrite.

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !
En effet, pour que notre but soit atteint, il nous faut votre complicité.
Le projet est intéressant et porteur de beaucoup de valeurs culturelles et même publicitaires.
Il ne peut donc que vous intéresser.
Mettre cette action en avant plan est médiatique pour tout le monde : pour l'enfant qui en ressortira fier de ce qu'il a réalisé, pour le corps enseignant pour des raisons évidentes et pour vous car l'enfant bénéficie d'un coefficient de sympathie évident.
Je vous demande donc d'en parler le plus possible entre vous
Parlez-en entre collègues, entre directeurs d'émissions en précisant bien qu'en cas d'interventions médiatique, il de devra se faire qu'avec les enfants.
Il est bien évident que les adultes seront toujours en arrière plan, mais en aucun cas ils ne pourront quitter cette situation..
La seule exception sera peut-être une très courte intervention d'un professeur ou de la présidente de l'ASBL organisatrice, ceci à votre discrétion. Nous ne le souhaitons cependant pas.
Il est important que ce projet nous échappe. Du succès de cette « opération » naîtra peut-être des volontés de faire de même dans d'autres régions.
Merci d'avance.

Carole Dekeijser
LES ENFANTS GALERISTES

# Posté le jeudi 22 février 2007 13:17

MENS - SANA

MENS - SANA
Direction : Carole Dekeijser

Sujets déjà traités :
- En radio :
1- Faites de votre ennemi un ami par le respect que vous lui imposerez. (RTBF Michel Evrard-Thøelen, délégué par l'Union Belge d'Aïkido et l'ADEPS)
2- Les enfants galeristes : par Carole Dekeijser- Michel Evrard-Thøelen (RTBF1- émission toute autre chose)
3- L'Art, patrimoine de tous : par Carole Dekeijser, Michel Evrard-Thøelen, Valérie Lamesch, Madeleine Colaux. (RTBF-Vivacité)
4- Une nouvelle conception de l'Art : La création philosophique : En prélude du parcours d'artiste du 13 et 14 août. Par Carole Dekeijser, Michel Evrard-Thøelen (RTBF-Namur)
- En Télévision :
Autoportrait de Madeleine Colaux – Videoscope Namur
Auto portrait de Carole Dekeijser – FR3, Vidéoscope Namur. (émission repassée à cinq reprises à la demande des téléspectateurs.)
- En salle :
1- Rendre un avenir au futur (Jean Canivet)
2- Soyez votre propre garde-corps et garde-âme ( Pour les lectrices du magasine Femme d'Aujourd'hui. Par : Michel Evrard-Thøelen Aïkido, A.Ducarme prés. Fédération de Kendo et des représentants du Kyudo, Karaté, Judo et Kung-Fu)
3- Il n'y a pas de crise économique, il n'y a qu'une crise de personne. (Par Monsieur Jean Canivet :Directeur de Patrimoine-Promotion)
4- Le cantique des quanta (Par le professeur de physique pure John Turner de l'Univ.Libre Bruxelles)
5- L'évolution (Par le Professeurs Turner Univ.Libre de Bruxelles, Anne Hozeur, historienne Instit Royal des Sciences Nat et Univ.Libre de Liège, Patrick Semal, anthropologue-biologiste ULB et IRSN)
6- De l'âge des cavernes à l'âge des casernes ou : du nomadisme à la sédentarisation et la nécessité d'une nouvelle société. (Pour les Collèges Saint Michel et Saint Hubert : par Michel Evrard-Thøelen)
7- Les secrets des bâtisseurs de cathédrales (Mr Gérard Dupont, philosophe, enseignant et calligraphe) -
8- Les hormones, commutateurs des gênes (Par le Professeur Guy Rousseau : Professeur à la faculté de médecine de l'Université de Louvain-La-Neuve et directeur de recherche à l'International Institute of Cellular and molecular pathology.) –
9- Conférence itinérante dans les cycles terminaux des humanités des principales écoles : « Je pense donc j'essuie ou : comment envisager les professions du second millénaire » (Par : Madame Martinelle : directrice de banque et fondée de pouvoir de la Fortis-Banque. Monsieur Jean Canivet directeur de Patrimoine-Promotion, Président de Palmarès-Renaissance et de la plateforme des artistes, Michel Evrard-Thøelen, ancien directeur d'entreprise)
10- Indépendance ou autonomie (Par Isabelle Ros, psychothérapeute)
11- Ikebana, le geste juste (par Michel Evrard-Thøelen)
12- Les étranges origines de la querelle linguistique belge (par Mr Jean-Marc Gillet écrivain-historien et inspecteur du ministère de l'éducation nationale) -
13- La fauconnerie (par Hugo Clerens et ses rapaces, professeur aux hautes écoles d'Antwerpen et chanteur d'opéra)
14- Carolus Quintus en Belgique avec visite de la Aula-Magna (par monsieur Bonenfant Historien, professeur à l'Univ. Libre de Bruxelles, maître de recherches et directeur de fouilles.)
15- L'évolution de l'homme par l'étude de ses gènes (Par le docteur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, en collaboration avec un mouvement de jeunesse )
16- Le deuil (abandon – transformation – renouveau) par monsieur Jean-Michel Longneaux, professeur aux facultés universitaires de Namur et Valérie Lamesch organisation et présentation Valérie Lamesch, modérateur : Carole Dekeijser.
- Tables de conversation
Regroupement trimestriel autour de sujets précis des artistes, des enseignants au sens large, des chercheurs scientifiques et philosophes. Responsables : Carole Dekeijser, Valérie Lamesch, Michel Evrard-Thøelen
Recherche conférenciers pour les sujets proposés suivants :
Est-ce l'homme qui fait l'art ou l'art qui fait l'homme ? - Psychanalyse et religion. - La Vie (avec un grand V) a-t-elle une morale ? - « Le public est con » Préjugé ? Plaire ou se faire comprendre. - « L'art est mort. » - Un art égocentriste au lieu d'égocentrique. - Le sujet en art. - Analogies et différences des grandes croyances. Influences sur notre art. - l'héraldique - Pourquoi a-t-il la foi et pas moi ? (Dans la mesure de leurs disponibilités : L'Abbé Ringlet, vice-recteur de l'Univers.Catholique de Louvain-La-Neuve et Guy Harcher, professeur de philosophie à l'Univers.Libre de Bruxelles). Gendron ; site médiéval (par le professeur Bonenfant de l'Univers.Libre de Bruxelles) - La grande aventure de l'eau (par Monsieur Pierre Bolly de Custinne : Ingénieur civil et géologue) - Le Moi, le ça et le Surmoi ou : le cerveau, cet extra-terrestre.
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# Posté le jeudi 22 février 2007 13:14